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Santé | Coronavirus
Don de sang : plus de zones à risques
L’Établissement français du sang a levé les restrictions de dons pour les personnes revenant de zones à risque. Toute personne en bonne santé peut continuer à donner son sang.
 
 Il n’y a plus de restrictions de zones à risque pour donner son sang.

Chrystelle Claudel est médecin et responsable de la collecte de sang dans le Grand Est pour l’Établissement français du sang (EFS). Elle revient sur les conditions d’organisation des collectes, au vu de l’interdiction de rassemblement de plus de 50 personnes dans le Haut-Rhin. " Nous avons obtenu une dérogation auprès de la préfecture pour continuer les collectes mobiles », explique-t-elle. « À condition de respecter la limite de 50 personnes à la fois dans la salle de prélèvement. Ce qui arrive très rarement car, même si on a 80 donneurs, leur nombre s’étale sur trois heures de collecte."
L’EFS a aussi changé lundi soir les conditions d’éviction des donneurs. « Il n’y a plus de notion de zones à risques », insiste le Dr Claudel, « qui empêchait les personnes revenant de Chine continentale, de Singapour, de Macao ou de Hong Kong, de Corée du Sud, du nord de l’Italie, ou encore d’Iran de donner pendant 28 jours. Désormais, toute personne en bonne santé peut donner. Si elle a eu des symptômes compatibles avec le Covid-19, on va lui demander d’attendre 28 jours après la fin des symptômes avant de venir à la collecte. » Pour la grippe saisonnière, ce délai est de 14 jours. "Et bien sûr il faut prévenir si, dans les jours qui suivent le prélèvement, des signes de fièvre, de toux et des courbatures apparaissent."    "Ne pas avoir peur de la collecte"
"Mais il n’y a pas de risque à venir en collecte, insiste la responsable. Il n’y a aucun danger transfusionnel et nous avons besoin de ces dons pour permettre à des malades d’avoir des produits sanguins très importants pour eux." Car depuis une semaine, les collectes enregistrent une forte baisse de la fréquentation dans le Grand Est, notamment en Alsace. "On a réalisé 103 % de nos prévisions il y a quinze jours et seulement 80 % la semaine dernière." Chrystelle Claudel estime que c’est surtout la peur de rassemblements qui explique cette baisse. « Les gestes barrières [*] sont largement suffisants pour éviter de disséminer le virus à grande échelle. Il ne faut pas faire plus… mais pas moins non plus."
(*) Rappel des gestes barrières : se laver très régulièrement les mains avec du savon ; tousser et éternuer dans son coude ou dans un mouchoir ; utiliser des mouchoirs à usage unique et les jeter dans une poubelle ; ne plus se serrer la main, se faire la bise ou se donner l’accolade.
Photo DNA /Franck KOBI   DNA 13/03/2020

SANTÉ
 
Des associations de bénévoles “en guerre”
 
Rififi dans le don de sang en Alsace

 
Le torchon brûle entre des donneurs bénévoles et l’Établissement français du sang (EFS), au point que des associations parlent de leur dissolution. En Alsace, région en pointe dans la collecte, les crispations se focalisent sur la baisse de 1,20 euro de subvention par collation, jugée indigeste.
 
Par Didier ROSE
 
 
À Lingolsheim, le président de l’amicale des donneurs de sang n’y va pas par quatre chemins : au programme, la dissolution de ce groupement réunissant périodiquement, depuis 2008, jusqu’à une centaine de donneurs. Une mesure d’une radicalité qui étonne, dans une région où la démarche de donner son sang est traditionnellement bien établie. Quelque 160 000 dons sont totalisés dans l’année dans les deux départements.
 
Motif de la mutinerie : l’EFS a décidé de ramener sa contribution à la collation servie à chaque donneur à 3 euros. Soit 1,20 euro de moins. Additionné à des consignes renforcées en matière d’hygiène, ce tour de ceinture est vécu rudement par certains donneurs, au-delà peut-être de la motivation d’économie à l’origine de cette baisse. "Des gens se déplacent, attendent une heure, donnent leur sang gratuitement et il faudrait les priver d’un petit repas sympa, regrette Patrick Munch, à la tête de l’association de Lingolsheim. Sans compter que les bénévoles gérant ces séances sont sommés de répondre à toute une liste de contraintes, comme nettoyer le sol avant de servir à manger, mettre des calots, etc. Mais nous sommes les seuls de toute la chaîne du sang à ne pas être payés, quand même." Une fronde particulière
 
L’EFS doit faire face en Alsace à une fronde toute particulière. Si les dirigeants des grandes unions fédérales ont tenté de faire de la pédagogie dans les associations de donneurs (DNA du 4 décembre , la diminution de la participation financière à la collation reste un motif de discorde dans plusieurs foyers de contestation. Elle y est vécue comme un manque de reconnaissance de l’engagement des bénévoles. Une forme de déni de l’esprit de convivialité qui s’est invité de longue date aux collectes, lorsqu’il s’agit de passer à table.
 
L’Alsace est particulièrement touchée en France, puisque le tarif national institué entraîne une baisse des subventions de l’EFS, contrairement à d’autres régions. Même si la décision a été largement approuvée au niveau national par les instances fédérales régionales, du côté des salles polyvalentes où l’on donne son sang, la pilule est amère.
 
250 euros la poche. Christian Gachet, patron de l’EFS dans le Grand Est, a pu en prendre conscience lors d’une réunion du côté de Saverne. Le ton était très virulent. Lui-même a beau invoquer l’éthique désintéressée qui doit prévaloir dans le don de sang, le partenariat d’égal à égal entre son établissement et les associations ou les réalités financières : certains donneurs ont décidé carrément de " faire la guerre " à l’EFS pour lutter contre la perte de 1,20 euro par collation.
 
Ce qui désole au plus haut point l’organisme public de collecte, de traitement et de distribution du sang : " Il ne faudrait pas oublier que nous sommes associés pour le bénéfice des malades, et non pour un éventuel profit de l’EFS, qui parvient tout juste à équilibrer ses comptes avec les tarifs conventionnés qu’on lui fixe" "Pathétiques et sournois"
 
L’allusion répond à des calculs circulant dans les cercles de bénévoles, sur la base d’un tarif de 250 euros la poche de sang vendue aux hôpitaux. Ainsi, du côté de Harskirchen, le président de l’Entente rappelle que 73 dons par séance représentent une recette potentielle de plus de 18 000 euros à la vente, pour un remboursement actuel à l’amicale d’environ 300 euros.
 
Qualifiant les arguments de l’EFS de "pathétiques et sournois", Gilbert Reeb a diffusé une lettre ouverte dans laquelle il assure qu’il ne reviendra pas "aux casse-croûte" et que "si la réduction est maintenue, nous n’assurerons aucun service ni aucune collecte".
 
Impossible, insiste-t-il, pour la dizaine de bénévoles impliqués dans l’organisation des collectes de ne plus chouchouter les donneurs. Et de citer dans cet esprit "les pizzas avec de la pâte maison, Jacky et le président à la cuisson, Alfred à la découpe"…
 
Le coup de sang, à tout le moins, interpelle le directeur de l’EFS Grand Est. Si, pour l’instant, aucune baisse des volumes recueillis n’est vraiment palpable, la menace ne peut le laisser insensible, alors que les appels à participer aux collectes se multiplient à certains moments cruciaux de l’année.
 
"Nous ne faisons pas de bénéfices, insiste l’EFS, les recettes couvrent tout juste les frais de collecte, de personnel, de traitement biologique du sang et de distribution dans les hôpitaux. Nous sommes même déficitaires sur le plasma livré pour fractionnement en produits sanguins dérivés ! "
 
Surtout, l’établissement voudrait en revenir aux principes de bénévolat, d’anonymat et de gratuité du don : "L’éthique commande de ne pas offrir quoi que ce soit qui pourrait ressembler à un avantage, en échange du don. "
 
D’où une réduction de la voilure et des remboursements, qui dépasserait dès lors les seules économies réalisées sur une enveloppe de 2,3 millions d’euros versés par an aux amicales françaises. "Le don de sang est un geste de conviction ", dit l’EFS.
 
" Cette décision de diminution des frais et très mal ressentie chez nous, répond-on à Harskirchen. Il faut rester réaliste : tous ne donnent pas leur sang pour des raisons humanitaires, tous non plus ne viennent pas pour le repas. Il y a les deux. "
 
La cuisine et la propreté.
 
La difficulté de trouver un terrain d’entente en est augmentée. Christian Gachet joue la modération et le dialogue : il ira au-devant des associations les plus déterminées à en découdre. L’enjeu l’impose. La filière est vitale pour un système hospitalier en demande croissante de produits sanguins : " J’essaie de ne lâcher personne".
 
Dans un contexte où les associations connaissent un vieillissement de leurs fidèles, il va falloir trouver les mots pour ne pas susciter des départs de plus en plus ardus à combler. Or, même le rappel des règles d’hygiène lors des repas, venu pourtant de contrôles effectués sur l’EFS lui-même, apparaît comme "vexatoire", dans les clubs habitués à tenir la cuisine.
 
Les donneurs viennent, rétorque-t-on à Lingolsheim, pour "notre convivialité et nos repas qualitatifs préparés sur place avec beaucoup d’amour et de propreté".
 
Avant d’en revenir au fond du sujet, puisque la dissolution est annoncée. Le président Patrick Munch renonce, mais pas sans une dernière recommandation : "Je vous demande une chose, faites-le pour les malades, n’arrêtez pas de donner votre sang… Ils ont besoin de vous".
 
Secteur de Saverne : "Impossible de continuer à préparer des repas avec seulement 3€ "
 
À Saverne comme à Hochfelden, l’annonce de la baisse de la subvention versée pour chaque collation servie a du mal à passer. "Il est impossible de continuer à préparer des repas avec seulement 3 € de subvention ", avance le président de l’association des donneurs de sang de Hochfelden, Francis Kennel.
 
Lors de la première collecte de l’année, lundi 6 janvier, au foyer Saints-Pierre-et-Paul, les bénévoles avaient toutefois tenu à préparer un repas, comme à chaque fois.
 
« Nous avons informé les donneurs de la situation en décembre. Ils ont été très compréhensifs et nous ont assuré de leur soutien », poursuit Francis Kennel. L’association compte ainsi faire appel à la générosité de ses donneurs, invités à verser un peu plus cette année que les quelques euros demandés habituellement au titre de la cotisation.
 
"C’est important que l’on continue à préparer un repas. Cela fait partie de la convivialité", souligne le président de l’association, pour qui ces moments participent aussi à la promotion du don du sang.
 
Dans le secteur de Saverne, au contraire, la décision a été prise de ne plus servir de repas, et de distribuer les plateaux fournis gratuitement par l’EFS. "Au moins jusqu’à la prochaine assemblée générale qui aura lieu en mars ", précise Bernard Linder, président de l’Association des donneurs de sang bénévoles de l’arrondissement de Saverne, regroupant une vingtaine de comités locaux.
 
Deux d’entre eux, à Gottesheim et Dettwiller, ont récemment décidé d’arrêter les collectes, "l’un par dépit, après l’annonce de cette baisse de subvention, l’autre parce qu’il n’atteignait plus le minimum des 30 donneurs. Ça a été vécu douloureusement par les bénévoles, qui donnent beaucoup de leur temps", soupire Bernard Linder.
DNA 12/01/2020
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Strasbourg
 
Collecte de sang :  une fin d'année sous tension Ce n’est plus une surprise : comme chaque fin d’année,
l’Établissement français du sang de Strasbourg (E.F.S.) s’alarme d’éventuelles chutes de dons durant les fêtes.

Cette année, la crainte est plus forte encore en raison des grèves annoncées en décembre, qui pourraient contribuer à déstabiliser la collecte. D’où l’appel lancé aux donneurs alsaciens pour le mois à venir, « période où les réserves sont menacées ».
 
Malgré la plus faible assiduité saisonnière des volontaires, compréhensible et d’ailleurs revérifiée chaque année, les besoins restent soutenus. Et si la reconstitution des stocks devait être vraiment insuffisante, le mois de janvier pourrait se révéler plus critique encore.
 
Baisse de la participation aux frais pour les collations
 
La durée de vie de produits sanguins est limitée, à sept jours par exemple pour les plaquettes. En outre, l’EFS de Strasbourg participe à la solidarité nationale dans le service public du sang, qui doit permettre une autosuffisance sur l’ensemble du territoire : des poches peuvent donc être acheminées vers les régions en fort déficit ponctuel (comme c’est déjà arrivé dans la région parisienne ou à Marseille).
 
Cet appel à la mobilisation intervient alors que, dans les amicales, un débat s’est invité dans les réunions : la participation de l’EFS aux frais engagés par les associations pour proposer une collation à chaque donneur a été ramenée en Alsace de 4,20 à 3 euros.
 
« Il va falloir choisir entre la boisson et le dessert », s’est agacé un président d’amicale de donneurs. L’EFS pour sa part explique qu’il s’agit de s’aligner sur un niveau de remboursement homogène dans tout le pays, où cette contribution atteint désormais en cumul quelque 2,3 millions d’euros par an.
 
Une convention nationale a donc été rediscutée pour fixer un niveau moyen, à savoir ces fameux trois euros, sachant qu’il convient de « proposer une collation à la personne qui vient de donner son sang, et non un repas complet ».
 
Dans d’autres régions, la contribution pouvait d’ailleurs être nulle, précédemment. Jusqu’à présent la plus généreuse, l’Alsace réduit donc son soutien, mais la subvention de l’EFS au comité régional des donneurs a été très nettement revue à la hausse.
 
Pour Christian Gachet, patron de l’EFS pour le Grand Est, il y a lieu aussi de rappeler que la contribution financière de son organisme à l’organisation des collectes locales vient après sa mission première de service public, qui consiste à répondre en France aux nécessités impérieuses de la transfusion sanguine.
 
Le président bas-rhinois de l’Union des amicales de donneurs de sang le reconnaît, après avoir quand même enregistré quelques signes de fort agacement parmi les donneurs.
 
« Il faut rester raisonnable sur la collation offerte à nos donneurs, même si je comprends qu’il est parfois un peu dur de revenir à plus de simplicité, explique Maurice Schwartz. Il y a des impératifs économiques aussi. Nous ferons un peu de pédagogie pour faire comprendre que l’objectif premier reste de pourvoir aux besoins de sang des malades. Pour la préparation des collations, on doit pouvoir trouver des commerçants qui nous aident, ou aller vers des plats qui, compte tenu du volume (une centaine de repas en moyenne par collecte) , permettent d’économiser sur les coûts.
 
Dans l’année, un manque à gagner entre 500 et 600 euros par amicale
 
« Il y a eu parfois une certaine escalade depuis le bon vieux sandwich d’il y a trente ans, mais je suis persuadé que les amicales, après un temps d’adaptation forcément, sauront trouver des moyens de continuer à motiver leurs donneurs. »
 Le manque à gagner sur une année est estimé, selon lui, à environ 500 ou 600 euros en moyenne dans l’année, par amicale. « Si l’on est un peu déficitaire sur l’organisation d’une collecte, il en reste en général plusieurs autres dans l’année pour se rattraper. »
D.N.A. du 04 décembre 2019 - Photo DNA / Laurent RÉA

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Strasbourg - Don du sang - Grande ville cherche donneurs

L’Etablissement français du sang (EFS) en Grand Est organise ce jeudi sa grande collecte à l’occasion de la Journée mondiale des donneurs de sang.
Ce jeudi, l’organisme régional en charge du don du sang sera présent et visible pour une collecte festive place Dauphine, de 11 h 30 à 19 h. Une exposition de photos, une collation gourmande pour les donneurs, une initiation au rock, swing, à la salsa et au hip-hop feront les temps forts de la journée, avec un concert de gospel (17 h). Les personnes qui feront un don du sang seront accueillies au premier étage de la Cité de la musique et de la danse, mise à disposition pour l’occasion par la Ville de Strasbourg.
À cette occasion, tant le docteur Alexandre Feltz, adjoint au maire en charge des questions de santé, que Frédéric Bigey, directeur adjoint de l’EFS Grand Est, ont rappelé l’importance de la collecte du sang en France. « Aucun produit de substitution au sang n’existe à ce jour et la demande dans la région Grand Est est de 1 500 dons par jour », a souligné Frédéric Bigey. « De plus, l’indice de générosité de grandes villes est perfectible », a ajouté Alexandre Feltz. Cet indice, à savoir le taux de donneurs sur la population réputée pouvoir donner (personnes en bonne santé entre 18 et 70 ans), « est de 4 % seulement à Strasbourg », a précisé l’adjoint au maire.
Un plan de communication avec des " Ambassadonneurs "
D’où les manifestations comme la grande collecte d’avant l’été, qui est souvent l’occasion de trouver des nouveaux donneurs. Parallèlement on a prévu une ouverture large, en termes de plages horaires, du site de prélèvement de Strasbourg, rue Spielmann.
À l’heure actuelle, l’EFS est en autosuffisance sur tout le territoire français, mais avec très peu de jours de réserve, et des produits, plaquette et globules rouges en particulier, dont la durée de péremption est assez courte. Si bien que l’EFS Grand Est a décidé de lancer une campagne de communication un peu offensive et populaire.
Le concept part du constat qu’en ville, le tissu associatif est souvent remplacé par les réseaux. Pourquoi pas, du coup, proposer un réseau d’ambassadeurs du don du sang ?
Ces " Ambassadonneurs " sont une douzaine à l’heure actuelle. Parmi eux, on compte Stéphane Bahoken, joueur du Racing Club de Strasbourg, Alfonso Nsangu, fondateur des Gospel Kids, l’animatrice Sophie Thalmann ou encore Elisabeth Biscarrat, la pâtissière strasbourgeoise (Macarons et Inspirations).
Tous se sont engagés à communiquer autour d’eux leur intérêt pour le don du sang, à sensibiliser leur entourage, parfois à soutenir une association de donneurs. Du 20 au 27 juin, ils seront affichés en grand dans les villes de Strasbourg, Nancy, Metz et Reims, chacun tenant en main une goutte de sang en verre de Meisenthal, spécialement créée pour l’occasion.
Chacun de ces ambassadeurs d’un nouveau genre est équipé depuis quelques jours d’une signature mail spécifique, de visuels à partager, d’un digest des questions les plus courantes sur le don du sang. Et d’une sacrée responsabilité. Ce jeudi 14 juin, place Dauphine à Strasbourg
Extrait des DNA 13 juin 2018
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